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Viticulture : résistance au stress hydrique

De nombreux travaux concernent la résistance au stress hydrique, l’irrigation avec des eaux de plus en plus riches en Chlorure de sodium et la sélection de croisements plus résistants aux maladies comme mildiou, oidium et pourriture grise.

Heinitz et Walker (UC Davis) étudient la capacité à la résistance au sodium d’hybrides américains en vue de leur sélection comme porte-greffe. Ils font un génotypage complet de divers candidats notamment l’espèce Vitis doaniana, sur le marqueur de la capacité d’exclusion des chlorures. Ce travail est particulièrement important dans les zones viticoles chaudes où l’irrigation modérée se heurte au problème de l’augmentation de la teneur en chlorure de sodium des eaux utilisées (Australie, Californie,..). La même équipe (Fort et Walker) travaille sur deux tests de détermination de la résistance à la sécheresse de candidats potentiels comme porte-greffe en zones chaudes : la technique du deep rhizotron container et le test de mesure des angles de développement des radicelles. Ils obtiennent de bons résultats avec des porte-greffes connus pour leur résistance à la sécheresse (1103P,..) et débutent le développement de marqueurs moléculaires associés. Intéressant même si la résistance à la sécheresse ne se limite pas à l’adaptation du système racinaire. Bondada et Wang (Washington State University) étudient la résistance à la sécheresse de 3 cépages et mettent en évidence une meilleure adaptation du Grenache par rapport au Cabernet et au Zinfandel (mesures notamment de la conductance et la superficie des stomates, de la forme des nervures et de l’épaisseur des feuilles). McElrone et col. travaillent sur la sélection de marqueurs génétiques de stress hydrique en vue de la sélection et création de porte-greffes plus résistants. Reisch et col. étudient les déterminants génétiques de la résistance à l’oïdium d’un croisement de chardonnay avec un clone américain résistant de l’espèce Vitis rupestris. Avec cette technique (non OGM), ils pensent pouvoir introduire dans le nouveau croisement la zone de résistance et éviter son contournement. Imed E. Dami et Yi Zhang montrent l’effet de l’application d’acide abscissique ( par pulvérisation foliaire - moment exact non précisé) sur la résistance au gel des bourgeons l’année suivante, grâce à une diminution de leur teneur en eau, une augmentation de leur teneur en sucres solubles, et une entrée en dormance plus rapide.  Ce travail a reçu le prix du meilleur poster viticulture du congrès ASEV 2013.  Dhingra et col. (Washington State University) tentent de mettre au point des outils génétiques pour l’identification des clones, en travaillant sur le transcriptome de Vitis vinifera. Enfin, Shellie et col. testent la dispersion d’une poudre à base de kaolin sur les feuilles et les grappes (formation d’un film de particules), pour faire diminuer l’impact des rayons solaires en conditions de forte chaleur et de stress hydrique, avec de bons résultats  notamment une meilleure accumulation des anthocyanes et aucun effet négatif sur le rendement.

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